L’apartheid

Entrée du Musée de l'Apartheid à Johannesburg - Licence Creative Commons Paternité - Annette Kurylo

Entrée du Musée de l’Apartheid à Johannesburg – Licence Creative Commons Paternité – Annette Kurylo

Depuis la création de l’Union d’Afrique du Sud en 1910, les gouvernements Afrikaners de ce pays ont mis en place progressivement une série de législations ségrégationnistes et discriminantes. Une succession de lois, de 1913 à 1942, interdit aux Noirs d’être propriétaires de terres à l’exception des quelques « réserves » indigènes ne représentant que 7 % de la superficie totale du pays. Ces lois conduisent à l’expropriation de nombreux paysans indépendants Noirs et à une ségrégation résidentielle par la création de quartiers réservés aux Noirs dans le but de limiter leur urbanisation.

La victoire inattendue du Parti national aux élections générales de 1948, parti alors exclusivement Afrikaner, entraîne la mise en place d’une nouvelle politique de ségrégation. C’est à ce moment qu’on commencera à utiliser le terme d’apartheid. Dans ce système, le rattachement territorial, puis la nationalité et le statut social dépendent du statut racial de l’individu, défavorisant largement la population noire et interdisant les mariages mixtes.

L’ANC est fondée le 8 janvier 1912 à Bloemfontein, deux ans après la création de l’Union d’Afrique du Sud. Ses créateurs sont des représentants des Églises et des gens de couleurs qui cherchent à organiser et unifier les différents peuples africains d’Afrique du Sud pour défendre leurs droits et leurs libertés au sein d’un pays largement dominé, par une minorité blanche Afrikaners ou d’origine britannique.