Ennemi public n°1

Photo de victimes du massacre de Sharpeville - Licence Creative Commons Paternité - Keystone/Staff

Photo de victimes du massacre de Sharpeville – Licence Creative Commons Paternité – Keystone/Staff

Le massacre de Sharpeville, le 21 mars 1960, a eu lieu dans un township dans le sud du Transvaal lors d’une manifestation contre l’extension aux femmes du passeport intérieur. La police, appuyée par des véhicules blindés, tirent sans sommation sur une foule d’environ cinq mille personnes. Il y a soixante-neuf morts, dont huit femmes et dix enfants, ainsi que cent quatre-vingts blessés, dont trente et une femmes et dix-neuf enfants. La majorité des blessures par balles sont faites dans le dos sur une foule en fuite et non armée.

La stratégie non violente de l’ANC est alors abandonnée par Nelson Mandela, qui fonde en 1961 la branche militaire du Congrès national africain, la « Umkhonto we Sizwe » traduit en français par « fer de lance de la nation ». Il coordonne des campagnes de sabotage et participe à des attentats contre des cibles symboliques mais n’exclue pas le recours à la création d’une armée de guérilla. Il parcourt aussi l’Afrique pour suivre une formation militaire notamment en Algérie.

Suite à cet engagement militaire et à la série d’attentat qui frappe le pays, le gouvernement déclare lANC et ses membres hors la loi. Mandela entre ainsi dans la clandestinité, il est arrêté le 5 août 1962 après deux ans de cavale grâce aux informations de la CIA remisent au gouvernement d’Afrique du Sud. Cependant le gouvernement manque de preuve, il est donc condamné à 5 ans de prisons pour incitation à la grève et sortie illégal du territoire.

Mandela est en prison mais les autres leaders de l’ANC sont toujours libre et espère le faire sortir rapidement. Mais l’étau se resserre et le 11 juillet 1963, la police capture 11 des principaux leaders de l’ANC dont Walter Sisulu. Lors de cette prise le gouvernement met la main sur les preuves des attentats et de la mise en place d’une organisation militaire, Mandela et les autres leaders de l’ANC risquent tous la peine de mort.