L’avancée des négociations

Devant la montée en puissance des révoltes du peuple, le gouvernement propose la libération de Nelson Mandela à condition que celui-ci renonce à sa lutte contre l’apartheid. Il a même été envisagé par le gouvernement au cours d’un conseil concernant ses modalités de libération de le blesser ou de l’empoisonner avant de le libérer, mais l’idée a vite été abandonnée. Mandela, avec une lettre transmise clandestinement et lu publiquement par sa fille fait savoir qu’il refuse.


Nelson Mandela refuse l’offre de libération du gouvernement ©INA

«  Qu’il renonce lui-même à la violence ! Qu’il s’engage à démanteler l’apartheid ! Votre liberté et la mienne sont indissociables ! Je reviendrai ! »

NELSON MANDELA

Au début des années 1980, il est transféré dans une prison du continent. En 1985, il est admis dans un hôpital du Cap réservé aux blancs pour subir une opération de la prostate. Winnie prend l’avion pour se rendre à ses cotés et se trouve par hasard sur le même vol que le ministre de la justice de l’époque qui la reconnait immédiatement. Encouragé par Winnie, le ministre rend alors visite à Mandela dans sa chambre d’hôpital. A son retour de l’hôpital, il est séparé de ses codétenus. Il va saisir cette occasion pour secrètement, adopter une approche plus discrète et commencer à engager les pourparlers avec le gouvernement. Il va être autorisé à rencontrer, de nouveau à l’extérieur de la prison, le ministre pendant un an.

Il a mis par la suite ses codétenus au courant de ses démarches qui n’ont pas tous compris sa négociation solitaire. Certains ont considéré ses actes comme une forme de courage mais d’autres penseront qu’il les a trahi, qu’il était trop imbu de lui-même, beaucoup de personnes ont conspiré alors contre lui.