Pendant ce temps, la répression continue…

la répression violente lors de la manifestation du 16 juin 1976 © D.R.

la répression violente lors de la manifestation du 16 juin 1976
© D.R.

Pendant la détention de Nelson Mandela ses paroles et son image sont interdites par une loi. L’homme s’efface peu à peu derrière le mythe. Tout est fait pour qu’il soit oublié.

Depuis l’emprisonnement de Nelson Mandela, sa femme Winnie, seule avec ses deux enfants, a été battue, emprisonnée, mise à l’isolement et confinée en maison d’arrêt. En 1977, elle est bannie dans une bourgade isolée loin de Soweto. Mais parallèlement, elle devient peu à peu une figure médiatique puis un leader à part entière, ce qui a contribué à ranimer l’image de Nelson Mandela.

Le gouvernement intensifie l’application de sa politique de séparation forcée en procédant à de nombreuses expulsions de populations noires pour réattribuer leurs terres aux Blancs. Un système de contrat oblige les salariés noirs de l’industrie à vivre dans des résidences dortoirs au sein des townships loin de leurs familles en zone rurale. Entre 1960 et 1980, ce sont plus de trois millions et demi de paysans noirs qui sont dépossédés de leurs terres sans aucun dédommagement.

Le 16 juin 1976, des étudiants noirs manifestent dans les rues de Soweto contre la décision des autorités d’imposer l’Afrikaans comme langue d’enseignement. La police du gouvernement répond par la force et commet un véritable crime contre l’humanité en tuant plus de 500 adolescents.

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Dans les années 80, la population se soulève à nouveau : la jeunesse répond à l’appel de l’ANC en exil de rendre les townships ingouvernables. Le président de l’époque répond par la force et écrase la révolte par la force militaire. Le pays sombre progressivement dans la violence. L’État Français commence à se mobiliser contre le régime de l’apartheid.


La situation en Afrique du Sud en 1985 ©INA